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Les données statistiques et les graphiques ci-dessous sont issus de la 19ème édition de l'Annuaire de la Gestion de Patrimoine, publié par Conseil et Vente. Dans les pages 113 et suivantes, nous retrouvons des données (cordonnées, statuts juridiques, effectifs, encours, formation) relatives au recensement de près de 1 700 cabinets en France (Source Les conseils en gestion de patrimoine indépendants, p. 14 - 21, numéro spécial 2011 Profession CGP).

 

Des origines diverses

Les CGPI peuvent être d'anciens banquiers ou gérants privés, des professionnels de l'assurance, des courtiers d'assurances, d'anciens agents immobiliers ou des professionnels du conseil, notaires ou experts-comptables.
Ils sont peu de jeunes diplômés se lançant dans l'aventure après l'obtention de leur diplôme.

 

Une tendance au regroupement

De plus en plus, les conseils en gestion de patrimoine indépendants se regroupent au sein de structures qui leur apportent des services leur permettant de se dégager du temps commercial, via des équipes de backoffice, une sélection de produits, des formations ciblées, des outils informatiques, un appui juridique...
Auparavant, ces franchises, centrales d'achat et affiliations s'adressaient généralement aux nouveaux entrants.
Cela s'avère de moins en moins vrai aujourd'hui, car ce sont les CGPI déjà installés qui sollicitent ces structures afin de pouvoir faire face à leurs obligations réglementaires et à leurs tâches administratives.

 

Un nombre de créations en baisse

Les créations ont eu lieu pour :
- 11,8 % entre 1981 et 1990;
- 23,4 % entre 1991 et 1995;
- 26,0 % entre 1996 et 2000;
- 29,6 % entre 2001 et 2005;
- 6,5 % depuis 2006.

 

Des formes juridiques variables

Concernant la forme juridique des sociétés, la SARL et l'EURL restent les structures d'exercice privilégiées (69,7 %). Cependant, l'exercice en nom propre demeure bien utilisé (10,8 %). Le nombre des SA (3,7 %) tend à diminuer au profit des SAS (6,3 %).
Enfin, 4,5 % des conseillers exercent en tant qu'agents commerciaux.
La plupart de ces structures sont dirigées par des hommes, la féminisation de la profession se faisant lentement.

 

De petits cabinets qui grandissent

Les cabinets sont souvent de petite taille.
Les structures sont, pour la plupart, unipersonnelles: 33,3 % (-0.5 point par rapport à fin 2009).
Près de 25,1 % d'entre elles sont composées de deux personnes et 28,3 % comptent entre trois et cinq professionnels. 13,3 % des cabinets disposent d'un effectif supérieur à cinq salariés.

 

Un maillage territorial relatif

Les régions Ile-de-France (25,3 % des CGPI, 420 implantations), Rhône-Alpes (12,9% des CGPI, 200 implantations), Provence-Alpes-Côte d'Azur (13,1 % des CGPI, 218 implantations) et, dans une moindre mesure, l'Aquitaine (6,6 % des CGPI, 109 implantations) sont très prisées par les conseillers. A l'inverse, la Corse, le Limousin, la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne et l'Auvergne sont des régions délaissées par les indépendants.



L'assurance, principale source de revenus

Concernant leur activité, les CGPI demeurent de fervents partisans de l'assurance.
54 % d'entre eux y consacrent plus de 40 % de leur activité. Seuls 8,9 % y consacrent moins de 10 %.
La Bourse reste un placement peu apprécié : 83 % des indépendants ne s'y intéressent que faiblement (moins de 20 % de leur chiffre d'affaires).
Enfin, l'immobilier, qui a permis aux CGPI de passer la crise, s'avère de plus en plus prisé : près de 40 % y dédient plus de 20 % de leur activité.
Les produits d'assurance et les placements en valeurs mobilières offrent aux conseillers indépendants une récurrence dans leur chiffre d'affaires, puisqu'ils perçoivent des commissions pendant toute la durée de vie du placement. Cette rémunération est complétée par une commission d'acquisition.
A l'inverse, l'immobilier donne la possibilité au conseiller d'obtenir une commission unique, liée à la vente du produit.
La facturation du conseil semble se développer petit à petit : 55 % des indépendants ont au moins 10 % de leur chiffre d'affaires en honoraires (contre 52% il y a un an).
Au final, on peut constater que c'est la combinaison honoraires/commissions qui permet aux professionnels de composer leur chiffre d'affaires. Effectivement, 78,7 % d'entre eux déclarent se rémunérer via des commissions et des honoraires. 4,3 % se rémunèrent uniquement par la facturation de leurs conseils et 17 % par le seul biais de commissions.

 

Toujours plus de clients

La clientèle des cabinets est généralement constituée d'un mix entre particuliers et entreprises (dans 66,1 % des cas, contre 63,4% l'année précédente).
8,2% des conseils en gestion de patrimoine indépendants se consacrent exclusivement aux entreprises (10,1 % en 2008), qui sont plus habituées à accepter le paiement d'honoraires de conseil, et 25,7 % aux seuls particuliers.
Soulignons que beaucoup d'indépendants travaillent en collaboration avec les professionnels libéraux du conseil que sont les notaires et surtout les experts-comptables.
En 2010, le nombre de clients des CGPI a progressé et s'établit:
- à moins de 50 pour 2,9 % d'entre eux, contre 6,4% en 2008;
- entre 50 et 100 pour 15,8 % d'entre eux, contre 17,8 % en 2009;
- entre 100 et 200 pour 24,96 % d'entre eux, contre 21,6 % en 2009 ;
- entre 200 et 300 pour 15,4 % d'entre eux, contre 16,4 % en 2009;
- entre 300 et 500 pour 17,2 % d'entre eux, (chiffre stable);
- entre 500 et 1000 pour 12,3 % d'entre eux, (+ 1,2 points par rapport à fin 2009);
- entre 1000 et 2 000 pour 6,7% d'entre eux, contre 7,2 % en 2009;
- à plus de 2 000 pour 5,2% d'entre eux (+ 0,5 point par rapoort à fin 2009).

 

Bilan 2010

En matière de collecte, l'année 2010 n'a pas été désastreuse pour les CGPI. En effet, la part des cabinets ayant collecté moins de 1 M€ a encore diminué à 16,9 % (contre 24,1 % fin 2009), et la part des structures ayant collecté plus de 50 M€ a légèrement progressé passant de 1,9 % à 2,1 %.
Entre ces deux valeurs, nous trouvons :
- 48 % de cabinets entre 1 et 5 M€ de collecte (41,8 % fin 2009);
- 18,1 % entre 5 et 10 M€ (+ 0,5 point);
- 9,6 % entre 10 et 20 M€ (- 0,1 point);
- 5,3 % entre 20 et 50 M€ ( + 0,24 point).

Au final, ce sont les encours qui augmentent d'année en année. Ainsi, les CGPI sont :
- 13,2 % à gérer moins de 1 M€ (contre 22,2 % en 2008 et 17 % en 2009);
- 14,7 % entre 1 et 5 M€ (contre 14,8 % en 2008 et 14,1 % en 2009);
- 12 % entre 5 et 10 M€ (contre 14 % en 2008 et 11,9 % en 2009);
- 20,1 % entre 10 et 20 M€ (contre 11 % en 2008 et 19,1 % en 2009);
- 22,8 % entre 20 et 50 M€ (contre 22,2 % en 2008 et 22,1 % en 2009);
- 17,3 % plus de 50 M€ (contre 15,6 % en 2008 et 15,8 % en 2009).

Près de 60 % des indépendants gèrent donc plus de 10 M€.
Dans le détail, on peut s'apercevoir que les structures unipersonnelles ont souvent collecté entre 1 et 5 M€ (dans 57,2 % des cas) et que le montant de leurs encours varie largement, selon leur date de création notamment.
Pour les cabinets de deux personnes, la collecte est similaire (entre 1 et 5 M€), mais les actifs sous gestion apparaissent supérieurs (plus de 50 % gèrent plus de 10 M€). Les cabinets de trois à cinq personnes sont 56,8 % à disposer de plus de 20 M€ d'actifs sous gestion; 47,9 % d'entre eux ont collecté entre 1 et 5 M€.
Enfin, 50 % des cabinets de cinq à dix personnes gèrent des stocks qui sont supérieurs à 50 M€. Leur collecte est très diverse.


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